Devons-nous arrêter de consommer de l’eau en bouteille plastique ?

En France, sont consommées chaque année 5,5 milliards de bouteilles d’eau alors que nous avons quasiment tous accès à une eau potable de qualité. Pourquoi ? Parce que cela serait meilleur pour la santé ? Avec le nouveau « scandale » des particules de plastiques dans les bouteilles d’eau des plus grandes marques mondiales (Nestlé Pure Life, Evian et San Pellegrino notamment) révélé par Orb Media, il est permis de s’interroger.

 

Il est presque impossible d’avoir échappé à la publication du rapport d’Orb Media alertant sur la présence de particules de plastiques dans 93% des bouteilles d’eau plastiques testées – particules mesurant de 6,5 à 100 microns.

L’info a été relayée partout et très souvent de la même manière : 93% de l’échantillon était contaminé mais personne ne saurait, si c’est grave ou non…

particules plastiques bouteilles eau

Quelles sont les particules retrouvées ?

Il s’agit de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d’éthylène (PET), tous dérivés d’hydrocarbures d’origine fossile (pétrole et gaz naturel).

 

Sont-elles directement évacuées ou sont-elles stockées par notre corps ?

Selon certains scientifiques, pas d’inquiétude, une microparticule de 100 microns ne peut pas pénétrer notre circuit sanguin ! Mais qu’en est-il des particules 15 fois plus petites, également retrouvées dans les tests ?

Un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de 2016 sur les matières plastiques dans les produits de la mer indiquait que certains plastiques de moins de 150 microns pourraient entrer dans le système lymphatique de l’intestin, ou passer de la circulation sanguine aux reins ou au foie.

Par ailleurs, un rapport publié en 2017 par l’ONU notait que les nanoparticules une fois ingérées par des rats ont notamment été retrouvées dans le fœtus, le foie, le cœur, les poumons, les organes reproducteurs, les reins, et même dans le cerveau.

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Est-ce grave docteur ?

Malheureusement, aucun scientifique ne s’engage pour le moment faute de recherche. Sans être adepte de la théorie du complot, on peut s’interroger sur les futurs moyens alloués à des recherches pouvant mettre à mal un marché de 147 milliards de dollars en pleine expansion… Il suffit de repenser à la levée de bouclier en réaction à l’étude publiée dans l’Environmental Science and Pollution Research, révélant la présence de perturbateurs endocriniens dans l’eau en bouteille (puberté précoce, problèmes de fertilité, obésité, cancer, etc.).

 

Dans le doute, que faire ?

A chacun de faire son choix, mais l’argument numéro 1 avancé pour payer plus cher (et polluer) est la santé, alors si personne ne peut dire si cela a un impact ou non, le principe de précaution devrait l’emporter.

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